Montréal, le 15
octobre 2010 – Le Collectif Opposé
à la Brutalité Policière (
COBP) a tenu une action ce matin au quartier
général du SPVM pour clamer haut et fort son indignation face au
nouveau plan d’action de la Ville de Montréal en matière d’itinérance.
Le COBP
souhaitait aussi dénoncer l’attitude de déni de M. Parent à l’endroit
des
personnes itinérantes victimes de profilage social.
Les militantEs du
COBP se sont introduits ce matin à l'intérieur du quartier général du
SPVM afin de dérouler une bannière dénonçant le profilage social. Le
COBP a aussi profité de l'occasion pour offrir une copie du rapport de
la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse à
Marc Parent qui n'a pas daigné rencontrer les collectif.
Le COBP trouve inadmissible que le
nouveau plan de la Ville ne contienne pas de réponse satisfaisante pour enrayer
le problème de la surjudiciarisation de l’itinérance. Selon Sophie Sénécal,
porte parole du collectif « Même si Gérald Tremblay affirme publiquement appliquer
une politique de tolérance zéro face au profilage social, les mesures annoncées
dans le nouveau plan d’action vont plutôt maintenir une attitude de tolérance
zéro de la part des policièrEs à l’endroit des personnes en situation
d’itinérance ».
Pour le COBP, si la Ville veut véritablement s’attaquer au
phénomène du profilage social, elle devrait se baser sur les recommandations
contenues dans l’avis de la Commission des droits de la personne et des droits
de la jeunesse qui affirme que la surjudiciarisation des personnes itinérantes
repose sur des pratiques policières
ciblées destinées à libérer l’espace public plutôt qu’à l’application neutre et
impartiale de la loi. D’ailleurs, selon Mme Sénécal, « Contrairement au plan
d’action de la Ville, l’avis de la commission contient des pistes d’actions
concrètes et il est inadmissible que messieurs Tremblay et Parent ne se soient
toujours pas positionnés sur la question».
De plus, le COBP, déplore qu’à quelques jours de la nuit des
sans-abris, Mr. Parent continue de jouer à l’autruche face au fléau du
profilage social exercé par les policierEs du SPVM à l’endroit des personnes en
situation d’itinérance, en affirmant que la judiciarisation est un
incontournable.
Rappelons que le nouveau chef du SPVM a tenté à maintes
reprises de démentir le phénomène du profilage social exercé à l’endroit des
personnes marginalisés, notamment suite à l’intervention policière qui coûta la
vie de Jean Pierre Lizotte, un sans-abris de Montréal en 1999. Selon Sophie
Sénécal, porte parole du collectif « alors qu’il était commandant du poste de
quartier 20, Mr Parent a tenu des propos publics visant à cacher la répression
discriminatoire exercée à l’endroit des personnes en situation d’itinéance ».
Communiqué : pour
diffusion immédiate
Pour infos : Sophie Sénécal